Fable

Fable
Je sors d'un bac blanc de français. Le sujet est le suivant : "Vous rédigerez une fable en prose qui mettra en scène les animaux victimes de la ruse, de la force et de l'arbitraire (le corbeau, l'agneau, l'âne...) dans les fables de La Fontaine. Ces personnages s'en prennent au fabuliste du sort, à leurs yeux injuste, qu'il leur a réservé.


Voilà ce que j'ai écris :


Le lapin, perclus dans son coin, pleurait sans fin. La Belette qui voulait se remettre, dit : « Si le ciel a été assez injuste et cruelle pour nous mettre à la disposition d'un écrivain ayant tout pouvoir sur nous, peut-on lui faire confiance ? ». Le Singe, quant à lui, sautait en tout sens ; il avait perdu l'usage de ses méninges. L'Ours enchaina d'un rugissement : « Tu as raison Belette, jamais nous n'aurions dû lui faire confiance, ce fabuliste nous a mené à notre perte ! Ces forfaits doivent être vengés. »
Le Corbeau rodait en haut, perché sur un bouleau. Voyant une dispute contre un créateur, il fut tenté de s'y mêler. Il croassa quelques mots : « Si vous tenez quelques griefs à l'endroit du maître des lieux, allez donc voir le roi des cieux qui se fait nommer Dieu. »
Agréant céans l'idée, la troupe en appela à Dieu. Le temps passa sans que nulle réponse ne leur vint en retour. « Appelez-en à Saint-Pierre » suggéra le corbeau. Ils le firent. D'un être diaphane vinrent quelques mots. Saint-Pierre leur rapporta que Dieu dans son infini sagesse en avait décidé ainsi, que cela faisait partie d'un plan bien plus grand que leur imagination et que les mystères de Dieu ne peuvent être compris des mortels.

Prenez garde à quelque écrivain monarque qui dispose de
votre vie et pourrait d'un mot vous mener au tombeau.

# Posté le samedi 24 janvier 2009 18:33

Modifié le samedi 24 janvier 2009 18:53

L'importance

L'importance
Qu'est-ce qui est important ? Où se situe l'importance des choses ? Les choses ont-elles une importance quelconque ? Comment savoir déterminer l'importance ? Nos vies sont-elles importantes ? La race humaine est-elle importante ? Tout dépend du référentiel me direz-vous. En effet, à l'échelle de l'humanité notre vie est sans importance mais à l'échelle de notre maisonnée elle en a. La question qui se pose alors est la suivante : pourquoi faire une déférence suivant l'échelle où l'on se situe. Car en fait si nous somme la base d'un cône, et que la totalité de l'humanité en est le sommet, il s'avère que ce n'est que notre représentation des choses. Chaque être humain voit son propre cône. Prouvant l'incroyable égocentrisme de l'être humain. Malgré notre connaissance du nombre d'être humain sur Terre, nous nous bornons à ne voir que l'humanité qui nous entour. Faisant de tous le reste un amas que nous nommons le plus souvent "les autres". Mais on ne peut se dissocier de la masse humaine. Nous en faisons partie et par là même notre vie est sans importance. Et si notre vie même est sans importance, qu'est-ce qui donne notre vie peut en avoir ? A moins d'être un génie qui permettrait à l'être humain de s'améliorer nous n'apporterons jamais rien...
Après d'un point de vue moins "tranché" si on se place sur l'échelle de notre cercle de connaissance on peut tout de même se demander ce qui a de l'importance. Est-ce que notre bonheur est important où plutôt d'aider les autres à avoir un peu de bonheur. Je pense par exemple à l'aide aux handicapés etc... La plupart des gens se considère plus important que ces "handicapés" puisqu'on manque de bras, et surtout de bras réconfortants, pour ces métiers.
Tout ce qui fait notre vie peut-être analysé pour en chercher l'importance ou non. Avoir des enfants ? Alors qu'on est déjà 6.5 milliards et que la planète ne risque pas de se dépeupler de si tôt ? Avoir une maison alors que des gens vivent dans la rue ? Acheter un PC alors que des gens meurent de faim ? Qu'est-ce qui est important ?

# Posté le samedi 03 janvier 2009 19:17

Le cavalier sans tête

Le cavalier sans tête
Juché sur son destrier il observe au loin la haute tour du château. Là-bas elle est morte. Là-bas son souffle s'est arrêté. Sa vengeance sera terrible. Il exultait à l'idée de plonger son épée dans le corps de ce prince qui n'avait plus rien du frère qu'il avait connu jadis.
Il s'en alla rejoindre un bourg tout proche. Il laissa son cheval aux portes de la ville. C'était en fait une petite bourgade qui ne devait guère contenir plus de trois cents âmes. Il entra dans une taverne espérant y trouver son ancien maître d'arme. Il ne s'était pas tromper, l'homme était là, siégeant de tout son poids sur un petit tabouret. Le reconnaissant l'homme se leva d'un bon et alla à la rencontre du cavalier d'un air joviale. Il resta impassible, alors que son ancien ami approchait il lança d'une voix égale : « Où est parti mon frère ?
- D'aucun dit qu'il a été mandé par monseigneur votre père. N'est-ce pas également pour cela que vous revenez après une si longue absence messire ?
- Certes, laissa-t-il tomber au bout d'un moment.
- On dit que monseigneur votre père sera mort d'ici la prochaine lune et que malgré votre départ il compte vous céder le trône.
- Je sais cela. Pourquoi mon frère a-t-il fait tuer Mélusine ?
- Nul ne le sait, on raconte que même monseigneur son mari ne saurait pas ce qui a poussé votre frère à la juger ainsi. Mais que vous importe seigneur ?
- Cela m'est personnel lâcha-t-il.
- Si je puis me permettre seigneur, vous semblez de bien mauvaise humeur. »
Le cavalier fit mine de ne pas entendre la remarque et sorti sans mot dire. Au dehors le ciel était gris, la pluie avait cessé laissant place à une légère brume. Il reprit la route. Son cheval était content de pouvoir à nouveau se dégourdir, lui restait de glace. La pluie revint douce et froide battant contre les joues du cavalier. Comment son frère avait-il pu savoir ? Cela faisait si longtemps. Il se remémora l'époque où Mélusine et lui se retrouvaient à la nuit tombante au bord de la rivière. Là ils s'étaient connus, là ils s'étaient aimés. Proclamant leur amour à travers des vers et des baisers. Il se rappela sa beauté lorsque les derniers rayons du soleil tombaient sur sa chevelure d'or et que sur sa bouche s'esquissait un sourire. Mais cela ne dura pas, Mélusine dut se marier avec un comte afin de sceller l'alliance des deux familles. Elle lui avait été enlevée ! Il était parti.
Après deux jours de voyage, il arriva au château du roi. Ceint de forte muraille, il était couronné d'un haut donjon. L'agitation régnait dans l'enceinte, le peuple s'inquiétait de l'avenir de son suzerain et par là même de son propre avenir. Alors qu'il entrait, un garde l'interpella : « Monseigneur le Roi vous fait quérir à son chevet au plus tôt seigneur. »
Le cavalier acquiesça d'un signe de tête et s'engouffra dans le château. Devait la porte de la chambre royale deux soldats montaient la garde. Ils s'écartèrent immédiatement en le voyant arriver. La lourde porte de fer et de bois s'ouvrit sur son père alité aux côtés de sa mère qui semblait rongé par la peur. Son frère était là, assis aux côtés de leur mère, tout deux magnifiquement vêtus de velours et de soie. Le cavalier se tenait sur le pas de la porte sans mot dire tandis que sa cape goutait sur le plancher. Dans sons regard se lisait le mépris bien plus que la compassion. Sa famille l'épiait tel un chien observant un phénomène dépassant sa raison.
Faisait fi de toute introduction, le cavalier lança à son frère : « Pourquoi Mélusine ? »
Son puîné ne répondit rien, jetant un regard sur leur père agonisant, sans voix et fini par entrainer son frère au dehors. Là il finit par répondre d'un air hautain : « Je voulais être sûr que tu viennes, voilà tout. Je ne pense pas me tromper en disant que jamais tu ne serais venu pour notre père. Quand bien même il serait à l'agonie. »
Un éclair de rage traversa le visage du cavalier. Tout en serrant les poings, il demanda : « Pourquoi m'as-tu fais venir ?
- Je sais que tu n'as que faire du pouvoir et que le trône ne t'intéresse pas mais la coutume veut que ce soit l'ainé qui hérite du trône. Je ne peux pas prendre le pouvoir le pouvoir tant que tu seras en vie ou tant que tu n'auras pas publiquement renoncé au pouvoir. »
Il n'hésita plus, empoignant son épée, il fendit l'air en direction de son frère. Celui-ci surpris eut tout juste la présence d'esprit de se jeter en arrière. Mais le cavalier attaquait à nouveau, tentant un coup d'estoc. Le prince avait eu le temps de dégainer son épée. Les lames s'entrecroisaient quand enfin le cavalier pris l'avantage et entailla profondément le bras de son frère. Son le coup de la douleur celui-ci lâche son arme et recula. Alors qu'il allait porter le coup fatal il hésitait, stoppé dans son élan. Mais un garde ayant entendu les coups d'épée sur le rempart non loin, entrevit le cavalier lever son épée sur son seigneur et n'hésita pas. Il engagea un flèche sur son arc, le banda et lâcha la corde dans un bruit sec. Le trait fusa dans un bruit terrifiant et alla se planter dans le dos du cavalier. Il s'effondra dans un cri de douleur.
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# Posté le jeudi 25 décembre 2008 08:03

La cigogne

La cigogne
L'humanité git au fond du lac.
La cigogne apporte un petit sac
Et le laisse choir depuis le ciel.
Cette petite humaine, très belle,

Continue sa chute. Toute grandit,
Elle atteint la mer. Par sa chute
Elle met en grand souci
Ceux qui ont perdu la lutte

Contre les flots. Mais à présent
On la tire, on l'attire, on l'emmène
Dans les tréfonds de l'océan.
Certains, dans une lutte vaine

Tentent de sauvegarder la candeur
De l'enfant. Ils nient les principes
De l'humanité, se hissent de leurs
Dernières forces vers le peu

D'espoir qui subsiste à la surface.
La cigogne tournoie de ces ailes lisses
A mile lieu des êtres sans faces.
L'humanité git au fond de l'abysse.

# Posté le jeudi 27 novembre 2008 12:01

Modifié le jeudi 27 novembre 2008 13:10

Le cavalier sans tête

Le cavalier sans tête de Saez... c'est l'une des plus belle chanson qu'y met était donné d'entendre. Car elle me correspond tout à fait. Perdu dans la quête de l'amour et du bonheur. Le clip est pas super, je vous laisse profiter de la chanson en elle même, et je vous conseil vivement le dernier album (triple album) de Saez : Varsovie / L'Alhambra / Paris, j'ai une petite préférence pour Varsovie pour la description des pays de l'Est.

# Posté le lundi 24 novembre 2008 17:03